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Ecrits divers - Gabriel Saillen

Brillat-Savarin ou la vie d'un incorrigible fayot

Opinions — Posté par saillen @ 14:02

 

On lui doit la défense de la peine de mort lors de discours public, un fromage et un comportement d'hédoniste. On oublie qu'il a fuit la capitale opportunément avec un courage inversement proportionnel à sa gourmandise lors de la montée en puissance des montagnards et passé en Suisse (opportunément toujours, un Eric Woerth donc avant l'heure) où il se prélassa à ll'hôtel du Lion d'Argent à lausanne. Bigre, il est certes mieux de garder un souvenir de fin gourmet d'un homme aussi courageux.

 


Marc-Aurèle et Periclès ou l'arrogance de la vertu et la vertu de l'arrogance...

Opinions — Posté par saillen @ 13:57

Pour complèter la liste de Plutarque sur la "vie parallèlles des hommes illustres" (livre de chevet de Jim Morrison entre autres) où il compare systématiquement un grec et un romain, je verrais assez bien l'empereur Marc-Aurèle comparé avec Periclès, c'est une évidence, non?

Vies des hommes illustres de Plutarque

L'âge de la grande chienlit pré-chrétienté

Opinions — Posté par saillen @ 13:54


La bataille de constantin à Pont milvius en 312. Il est parti de l'Angleterre à la mort de son père (un des deux césars et des 4 dirigeants de rome), la succession se complique jusqu'à compter sept empereurs à la fois.

Lors de cette bataille, la situation se réduit (les prétendants sont moins nombreux), il reste Constantin venant d'Angleterre et affrontant Maxence et les cohortes prétoriennes de rome et de l'autre côté, en orient, Licinius affrontant Maximin l'année suivante. Les deux gagnent et s'affronteront plus tard jusqu'à la prise de Byzance et la défaite de Licinius en 324.

La ville s'appellera dès lors Constinople dès 330. Il n'y a plus qu'un empereur et il avait la croix pour bannière!!! Conséquence: l'Empire romain devient chrétien.
L'empereur chrétien est doté également d'un ego énorme et de fort peu de scrupules: Il fait assassiner illico presto Licinius son ancien allié-ennemi et son fils... est-c...e bien chrétien? Hum.


Le blé vert

Accueil — Posté par saillen @ 14:28

  

Une apparition impérieuse. Une pose imperceptiblement provoquante, à la limite de la prétention si sa beauté n’avait été parfaite. Un pur-sang, sauvage sous le vernis de l’éducation.

Une sensualité à fleur de peau, une respiration animale, le souffle de Zéphyr dans les branches de sassafra...

Ce n'était pas un ange, mais la beauté vainqueur qui parcourait le monde. 

  


Tristesse

Poèmes noirs — Posté par saillen @ 22:41

      

Je n’ai plus de larmes, je m’en suis servi pour noyer ma tristesse.

 

     

Mon cœur, pressé comme un fruit par la douleur, gît, vidé de son sang.

 

Il palpite, exsangue. C’est un poisson hors de l’eau.

 

L’entrelacs de mes veines asséchées est une Venise fantomatique.

Mon âme est consumée et l’espoir arraché de ma poitrine ne sert plus à personne. 

      

Est-ce ainsi que tu veux que je meure ? Par le poison de l’indifférence ?

     

  

Immortelle

Bloc-notes — Posté par saillen @ 13:56

La voici,

silhouette se dessinant sur l'éther bleu de l'été,

toujours aussi habile

à faire surfer le désir des hommes

sur ses courbes souveraines.

 


Saison morte

Poèmes noirs — Posté par saillen @ 23:59

   

Mon corps s'est crashé sourd et froid.

Il a roulé dans la haine et dans la cendre de l'espoir déçu, le front dans la poussière. La terre et le sang dans la bouche m'empêche de te maudire.

Mon coeur s'est éteint sourd et froid.

Fondu par la violence, c'est un soleil éjectant sa matière, un vésuve de fête foraine, qui erre sans billet au terminus des destins. 

Ce soir, il gémit sa misère comme un gréement dans la tempête...

Il demeure dans ma poitrine comme un reproche:

C’est une malédiction qui m’appelle et porte ton nom.

     

Héliotropisme

Poèmes noirs — Posté par saillen @ 11:15

Les paroles douces accrochées à nos lèvres,

Les désirs enfouis aux confins de nos rêves,

Sont autant d’appels balancés à l’amour.

Car nul ne sait conjurer ses détours.       

 

Comme des sémaphores désertés, inutiles,

Des tentatives de meurtres où il n’y a plus de loi,

Des volontés d’exister dont le destin se moque,

Ces signaux battent le vent, épouvantails insensés.  

             

Je suis un arbre que la sève abandonne.

La lumière se détourne et me laisse à mon ombre ;

Rien ne pousse dans l’alcool sous les  réverbères ;

Les fleurs de macadam n’inspirent aucun quatrain…        

 

Alors, revoir ta beauté après ce naufrage,

C’est être relâché sur une plage de fortune,

Entendre ta voix caresser mes espoirs,

C’est l’écho de mon âme enfin retrouvé.

 


Nocturne

Poèmes noirs — Posté par saillen @ 10:33

      

Les ténèbres nous accueillent comme les draps des amants.

     

De tout ton être, tu dis: c'est un mal pour un bien...

  

Maintenant, je veux bien...

      

Percer ton cœur comme on perce un secret...

      

 

       

        


Carpe diem

Accueil — Posté par saillen @ 17:37

 

La nacre du ciel fuit la blessure du couchant.

 

L’intaille sanguine de sa bouche se pose sur ma joue.

 

Je suis un démon ébahi qui sent battre son cœur.

 

 


Champs Elyséens

Bloc-notes — Posté par saillen @ 15:58

    

Walkyrie: tes cheveux sont un champ de blés mûrs et tes yeux: deux aigues-marines posées sur l’horizon de ta peau.


Songe d'un matin d'hiver

Bloc-notes — Posté par saillen @ 13:53

               

Mémoire frémissante dans l’onde du souvenir: Elle existe encore dans le murmure qui sonde l’ennui, elle emplit toujours le silence qui s’ensuit.

C’est la note bleue d’un désir qui résonne. Elle occupe mes esprits dès le matin, tournoie avec les idées de la veille et se mue en fée des lendemains quand je songe au bonheur de la connaître.


Masia

Bloc-notes — Posté par saillen @ 16:11

   
Chez toi,
Suaves sont les parfums des bougies,
Tremblantes les ombres du souvenir.
Avec le crépitement de l’âtre naissent les questions.
                      
                     
Deux âmes qui s’animent,
Se tournent autour,
Méfiantes, soupçonneuses et curieuses,

Et qui, toute la nuit, dansent devant l’abîme.

 


Les nuages

Bloc-notes — Posté par saillen @ 17:56

 

Les nuages, atolls émergeant sur la courbure du ciel, ont des rivages de lumière.

Un soleil démiurge, dissimulé derrière quelqu'île, en a enflammé le pourtour.   

Là, les moutons se rassemblent en une tâche blanche, c'est du lait renversé sur une nappe bleue. 

 

Plus loin, se détachant d'une banquise, des flocons s'enfoncent dans l'eau pourpre du couchant.

 

 


Je n'ai rien à vous dire

Bloc-notes — Posté par saillen @ 14:21

 

Vos amours communes font comme une déception,

Sur des courbes qui tremblent vous bâtissez bien peu...

Qui comme châteaux de sable s'en vont avec la mer

Et partent derechef aux ordres des marées.

 


Apparition

Bloc-notes — Posté par saillen @ 14:36

 

Rétine imprimée…elle…d’abord silhouette puis corps en mouvement…

Estampe balançant des hanches…regard saisissant d’instinct, éclat de la lune sur le tissu de son vêtement, sur sa peau.

Lumière d’argent dans ses cheveux sombres comme la gitane de mes souvenirs. Ses yeux aux iris immenses, foncés, et un sourire qui sauve le monde. Ses bijoux de cartomancienne, sa bouche d’ensorceleuse et ses caresses de femme avertie… 

Elle est là, irradiante au bras de la passion.

 

 


Nord magnétique

Bloc-notes — Posté par saillen @ 16:21

Echappée en plein nord,

Marmoréenne sous le givre qui dort,

Amazone faiseuse de tragédies,

C’est l’amour qu’elle congédie. 

Une beauté de piedestal,

Mais un cœur boréal,

Et nul brise-glace pour atteindre cette banquise,

Ce septentrion, cimetière sans église. 

Quel drame à l’origine de cette douleur,

Quelle souffrance a produit ce crève-cœur ?

Serait-elle émue par quelque sanglot ?  

Non, car elle a fait de ce cœur un yoyo,

Jeté d’une falaise au bout d’une ficelle.

Et quand il se lasse de battre pour elle,

La furie le frappe d’uppercuts…

Alors… Et avant qu’il ne chute,

Elle se décide à porter le coup de grâce.

Et laisse l'espoir se briser sur la glace.

 

 

Ombre

Collaboration avec Arléone — Posté par saillen @ 12:44

J’aimerais souffrir d’une douleur qui porte un nom, être martyr d’une vie qui m’appartient…

Je souhaiterai rire aux éclats et me désaltérer au creux de tes yeux.

Ecoute. « Je suis l’ombre d’une ombre qui s’enlise* »

Je vis enfermé à l’abri des lumières, je vis reclus à l’écart de l’éther,

Et même si, par quelque traversière, un rayon éclairait mon visage, 

Mon âme, impavide, n’aura vu qu’un phénomène, une physique sans musique.  

Ecoute. Ecoute…Je suis celui qu’on ne regarde pas car je ne les regarde plus ;

Celui qui est sans plaies mais porte des bandages qui puent ;

Celui que le monde, frappé d’amnésie, oublie, 

Comme les mots qui blessent après la caresse, gravés dans ma main,

Sifflant à mes oreilles les mots de ce refrain.

Et je coule mon corps le long des routes.

Judas en fuite, Sisyphe en déroute.

Ecoute. Suis-je encore là?

J’arrive de nulle part et vais je ne sais où…

A présent  je pense à peine,

Je ne vis que par à-coups.

Je n’ai plus besoin qu’on me réfrène.

C’est un fou qui tient les rênes.

Ecoute-le. Il est l’ombre de mon ombre.

Le temps passe, s’immobilise, repasse ou s’enlise.

Il n’a plus de sens qu’à lui-même.

Un peu comme moi en somme.

Le temps passe, s’immobilise, repasse ou s’enlise.

Ecoute. Il n y a plus de tic-tac, ce n‘est que l‘ombre du temps.

Les ombres sont des rêves,

Venus des profondeurs,

Sombres décombres

De nos plus antiques peurs.

Ames en cave.

Ecoute. Tu te trouves là où tous se retrouvent.

Sous la glaise,

Derrière le miroir,

Derrière le masque,

Il faut presque être mort,

Presque être de braise,

Pour entendre. L’ombre de mon ombre qui s’enlise. 

Arléone & Gab 

* H. Michaux, in Plume

 

Tout y parlerait à l'âme en secret sa douce langue natale... (Baudelaire)

Bloc-notes — Posté par saillen @ 13:46

Fastueuse et somptueuse la beauté qui s’attache à tes pas.

Elle dessine autour de ton corps mille séductions de voleuse d'âme.

Elle prend naissance dans les expressions de ton visage, dans tes gestes et tes airs ombrageux qui veulent donner l’illusion de la détermination, protection factice contre les importuns…

Elle continue le long de ta nuque, révélée par un chignon improvisé, à la fois fragile et fièrement tenue. 

Ta beauté me réjouis toujours autant et mon coeur bat la chamade à chaque fois que tu lui parles le dialecte de la passion...


Au-delà du miroir

Bloc-notes — Posté par saillen @ 20:52

…Se coucher dans les herbes avec elle et regarder le ciel tant qu'il est possible de le faire, retourner en enfance… dans ses prunelles de chat sauvage, claires, translucides, l'infinie variation des sentiments. 

Et puis soudain, le reflet des nuages dans ses yeux et ne plus savoir ce qui est beau : la voûte céleste ou son regard peuplé de nuées ? 

Choisir entre deux voyages: contempler l'arc azur avec elle ou plonger seul vers le soleil noir de sa pupille?

 

 

Chantilly

Bloc-notes — Posté par saillen @ 14:29

J'apprends que le diamant rose qui faisait partie du trésor des Condés avait été dérobé en 1926 au château de Chantilly et retrouvé par une femme de chambre dans l'hôtel fréquenté par les malfrats. Celle-ci avait croqué dans une pomme à l'intérieur de laquelle les voleurs avaient caché le précieux diamant.

Décidément, c'est biblique, les femmes aiment croquer dans les pommes.


Que savent les étoiles que l’on ignore ?

Bloc-notes — Posté par saillen @ 10:38

      

Altaïr, Deneb, Vega et Arcturus, vous chassez du ciel de ma passion Regulus, Procyon et Betelgueuse, étoiles d’un ciel d’hiver qui vient de fuir par le nord-ouest. Soleils aux noms évocateurs de voyages étranges et merveilleux, vous veillez à nos ébats, nous, pâles Terriens.

Ignorant ou non d’une astronomie plus compliquée encore que celle de l’astre féminin, il se peut que quelques uns demeurent subjugués par ce plafonnier de discothèque géant. Il nous assure la fête toute l’année mieux qu’à Ibiza. Tiens ! Ibiza, drôle de nom, personnellement je préférais Barbizon, le « z » sonne pareil et c’est moins con…De plus, ils savaient faire la fête aussi, nos peintres barbus impressionnistes de 1860…

 

Altaïr, Deneb, Vega et Arcturus, que faisiez-vous durant ce doux été 1857 durant lequel Millet peignait ses "glâneuses" ? Regulus, Procyon, Betelgueuse, où étiez-vous, mes chères vieilles étoiles, pendant que le peintre Lavieille terminait "Barbizon sous la neige" en 1855 ?

Quel mystère qu’en chaque instant du passé, du présent et du futur corresponde une position unique des astres dans le ciel, et au-delà du visible, dans l’univers tout entier.

 


Vie trop chère

Bloc-notes — Posté par saillen @ 14:18

Dent de narval cognant à la cage de mon cœur,

Me racontant des histoires de licorne où il n’y a que légendes… 

Si tu as déjà vu la mer luminescente la nuit sous l’effet des noctiluques et que tu t’y es plongé, si tu t’es déjà enivré d’huiles d’épicéa et de cèdre ou du parfum plus rare encore du frangipanier, raconte moi ton histoire entre quatre yeux… 

Si tu connais le vent alizé, que tu as caressé la baleine propulsant son chant mélodieux et, si tu as vu l'aurore boréale sur un bout de Norvège, dis le moi, raconte moi, je te dirais moi aussi les souvenirs qui habitent mon âme.  

Si tu te rappelles de la fragrance du chèvrefeuille, d’une odeur de sous-bois après la pluie… Si tu te souviens même de ce que tu n'as pas fait encore, je t’enlève et te garde en otage, car il me faut voler mes rêves désormais, je n’ai plus les moyens des miens…


Platonique

Poèmes — Posté par saillen @ 14:54

J'aimerais parfois verser des larmes devant tant de beauté épanouie, avoir des paroles historiques au panthéon de ta grâce ou savoir me taire plutôt que poursuivre ma prose, mais je ne peux pas.  

Il y a chez toi tant de fragilité et de douceur qu’il me faudrait inventer une subtilité qui me manque. Si je n'ai pas le mot juste, celui qui soutient et qui relève, s'il me manque le bon geste, celui qui berce et qui rassure, cela se lit dans tes yeux et c’est une blessure sans remède qui m’oppresse tout entier. 

Il me faut donc te quitter car tu es trop pleine de sensibilité, une belle âme à fleur de peau qui flirte entre sentiments exacerbés et caprices de petite fille. Je ne suis pas capable de t'offrir ce que tu souhaites et ne désire pas devenir ton jouet, marionnette ayant pour seule vertu de te protéger d’un univers incontrôlable…


ACCUEIL

Accueil — Posté par saillen @ 22:14

Le sang du courage

Au fond de son refuge

Glisse sur sa piste de verre

Comme l’éclat de ses grands yeux.

Il atteint le piège de ses lèvres charnues :

C’est le sang des Héros,

L’envie en perles fines


 

Bienvenue sur mon site littéraire

 


    G. Saillen                                                                                                                                          

Si vous aimez l'art et les sensations fortes, commencez donc par écouter jusqu'au bout ce poème slamé de Abd Al Malik.

Abd Al Malik - Ecoute petit_New.mp3

 


Vie facile

Poèmes — Posté par saillen @ 17:18

Odalisque au charme ineffable

Prêtant son mystère pour servir quelques fables 

J’ai beau savoir que tu appartiens à un autre,

Tel un blé de moisson tombé dans l’épeautre. 

Je ne veux rien, c’est l’amour qui exige.

Penses-tu échapper aux forces qu’il dirige ? 

Car appartenir, ce n’est pas encore aimer.

Et le luxe ne peut durablement lier. 

Mais peut-être es-tu esclave depuis trop longtemps?

Aux bienfaits matériels ayant cédé ton âme et ton rang, 

Peut-être as-tu disparu bien avant hier?

Comme ces étoiles dont on ne voit plus que la lumière...


D'où vient que...

Poèmes — Posté par saillen @ 13:36

Du geste qui t’accompagne et crée la grâce

A ta parole d’argent qui fait main basse

Sur les arcanes et tous les secrets du monde,

Tel le regard étrange de la Joconde, 

                    

Ton attitude toute entière est dans ceci :

Il n’y a aucune limite à tes désirs ;

On t’attendait là et tu apparais ici,

Nous montrant le meilleur quand on voyait le pire. 

                   

D’où vient qu’il est divin de te bien regarder,

De sentir en toi une force sans pareille.

Ton âme fut forgée par les nymphes et les fées,

Ton cœur : un météore arraché au soleil. 

                          

Alors nous sommes saisi d’un doute horrible :

Saura-t-on t’aimer comme tu mériterais ?

Prétentieux de se croire à hauteur de cible,

Sans espoir et sans rêve qui te satisferaient.

 

"...Et un songe accroché au pas du remorqueur" Lemesle - C. Piget 2005

Poèmes — Posté par saillen @ 13:09

Ton visage baignant  la réalité d’ironie, et narquois, son insondable secret

 

Ton regard brillant de malice, et parfois, d'un impénétrable attrait

 

Font se découvrir le parfait contour de tes lèvres

 

Qui semblent s’entrouvrir sur un sourire moqueur.

 

Ta bouche a la fraîcheur d’un rire plein de sève

 

Et m’ouvre le cœur d’un seul coup sans douleur.

 

Apprivoisé

Poèmes — Posté par saillen @ 11:17

Ça s’imprime; ça resserre son lien….ce n’est pas une étreinte, c’est agréable. Ça contourne; ça s’enroule; ça virevolte et ça se rebiffe parfois… Comme si ça vivait, comme si une vie était dans ça…

On veut croire qu’on peut, qu’on va l'apprivoiser et ça renâcle…ça refuse et ça recule… C’est énervant, agaçant; ça met les nerfs en pelote, à rude épreuve…on veut hurler qu’on est prêt pour ça, que ça peut venir; ce sera accueilli….on assumera. ça peut s’abandonner dans nos bras, nom de nom…on va en prendre soin et on est là à pester cette fois-ci….ça a gagné, on est de mauvaise humeur; on a perdu son calme…

Viens maintenant, c’est bon….on a assez rigolé….il faut y aller maintenant…mais ça se cabre encore et l’on croit déceler de l’ironie où il n’y a qu’incertitude…ça nous met sur des charbons ardents….ah zut !  Voilà ça approche enfin; ça s’est joué de toi… mais c'est là pourtant et cela a quelque chose d’inattendu…ce n’était pas dans son caractère...pas dans le tien non plus... et c’est peut-être pour cela que ce moment est si doux.  

Au début, ce n’était qu’un sentiment qui rechignait à te faire confiance et, maintenant, regarde-le, si fièrement accrocher à ton cœur comme un oriflamme haut en couleur.

 

Alexandrins

Poèmes — Posté par saillen @ 12:48

                           

Pris dans la tourmente de sentiments naissants,

Je te ferai, ma brune, des baisers de fortune

Qui iront, comme les vents forts de l’ouragan,

Faire danser tes cheveux sous un rayon de lune.

                  

Dans l’inconnue vibration, j’irai attraper

Un oiseau de feu, messager de la passion,

Pour qu’il te chante une enivrante mélopée

Qui bercera ton cœur de tendres émotions.  

                       

Alors, nous resterons sereins sous le volcan,

Décidés à goûter aux émois à venir.

En rêvant que peut-être et nous ne savons quand,

Nos pensées se livrent car on ne peut les lire.

     


Louve

Poèmes — Posté par saillen @ 12:58

Elle a l'art de faire advenir, tel un parfum, le rêve et la féerie.

L'imagination est émue devant tant de subterfuges et de sortilèges qui fondent son corps dans une nature magique.

Ses courbes font un écrin au coeur de la forêt, couvant l'énergie qui vient de la terre et son cri animal plie les fougères comme un vent mystérieux, faisant bruisser les arbres d'effroi.

Cet hurlement envoûtant fait naître chez la proie le désir d'être dévorée.


Fusée

Poèmes — Posté par saillen @ 10:34

 

Beauté fugace, elle passe comme la fusée de la passion dans l'espace de ma vie et répand en volutes le parfum du bonheur.

Encrassant les bielles d'une vie bien rangée, elle fait tousser mon quotidien.

Le pâle reflet des jours disparaît enfin pour un présent qui rugit de désir.


De sa belle mort

Général — Posté par saillen @ 13:38

La vie est  un fruit dont il faut jouir avant qu’il se flétrisse. 

Et la mort lui donne son prix inestimable car le temps est compté. 

Que reste-t il comme richesse alors à la vieillesse ? Aux confins de la vie, poussée vers l’exil de la mort après celui de la solitude? 

Ses vertus sont édifiantes car les personnes âgées nous rappellent ce que nous serons bientôt. 

Savons-nous ce que nous leur devons ? Elles sont restées, alors que d’autres sont parties, en première ligne, nous protégeant sur la liste des personnes dont c’est le tour.  

Et faut-il leur en vouloir quand elles partent finalement, toujours trop tôt, nous poussant sèchement en avant à la place qu’elles occupaient alors. 

Non, car elles ont tenu souvent jusque là par amour pour les leurs et quittent la vie pour la même raison. 

Si nous étions attentifs, nous verrions que les anciens ne meurent pas par hasard, ils sentent le moment propice, ils attendent de revoir les leurs….Ils ne lâchent prise que quand il y a un sens à leur départ.  

Alors ils ne meurent pas, ils s’en vont, tout simplement. 

Ils ont à faire ailleurs.

 

Souvenirs

Poèmes — Posté par saillen @ 11:54

      

Elle coure dans mes souvenirs comme une horde d’enfants bruyants.

        

Elle emplit mon âme d’une nostalgie sans contours.

          

Le cœur battant les quatre temps du tango de la vie, mon sang a la couleur de l'horizon ce soir: celle, belle et triste, que revêt le soleil au ponant.

        

Pour lui : le ciel orange comme vaste couche ; pour moi : une mémoire qui se perd,  linceul fragile de quelques souvenirs. 

         


Duel

Poèmes — Posté par saillen @ 14:30

Que sont ces jours vides qui ne passent plus quand tu les désertes, quel est ce désir magnétique qui prend naissance dans ton absence et continue dans le noir de ma nuit à brandir l’espoir comme un flambeau ? Sont-ils les témoins de ma tragédie, veut-on me dire que je ne saurais vivre sans toi ? 

Pourquoi ce facétieux destin qui te met sans cesse sur mon passage, qui m’offre un instant ta plus agréable présence, ton plus beau sourire et ton mot le plus spirituel pour me le ravir l’instant d’après ? Faut-il que l’intelligence qui illumine ton joli visage et fait pétiller tes yeux ne soit qu’un subterfuge dissimulant le piège de la passion, que ta peau si douce ne soit qu’un instrument destiné à me faire parler sous la torture ? 

Tu le sais pourtant: rien ne serait plus cher à mon cœur que de t’avouer des choses merveilleuses, mais qui s’aviserait à baisser sa garde devant une mignonne jouant si dangereusement du fleuret…


Sans titre

Poèmes — Posté par saillen @ 15:38

                    

Ses atours si joliment convexes

Et ses postures sans complexes

Mieux que le désir qu’elles suscitent

Sont à la méditation des invites.

                       

Vous, poèmes, pâles ex-votos

De ses grâces accordées

N’avez de sa beauté que le reflet

Et sur sa vérité qu’un veto. 

                              

Vous ne sauriez décrire son allure

Victimes du marketing, de l’imposture

Vous ne sauriez célébrer tant de merveilles

Sans chanter ses lèvres vermeilles. 

                                       

S’il fallait bien plutôt à son âme rendre hommage

Car c’est ce qu’elle a de plus beau, de plus profond,

Il faudrait se jeter sur l’herbe, regarder les nuages,

Contempler l'infini du ciel et le bleu de la passion.

 


Puisque tu es partie

Odes — Posté par saillen @ 12:04

Vaines les explosions d’effluves printanières, vaine la douce brise d’avril, vains les rayons dardés et la pâle lumière du soleil. Vains les cris et les pépiements des oiseaux revenus de leur long exil. 

Froids les bancs publics, les arcades et les alcôves où nous roulions enlacés.

Glacés mon âme, mon cœur et mon être dont tu faisais subsister la flamme fragile.

Morts mes espoirs de bonheur, mes ambitions amoureuses, notre histoire.

Jamais je ne saurai survivre à pareille douleur et définitivement resterai sourd à tout appel à renaître.  

Puisque tu es partie, rien ne peut combler le vide que tu laisses car tu étais mon phare et ma tempête…

                                                   

 

Chevelure

Poèmes — Posté par saillen @ 14:08

Ta chevelure aux reflets d’Electrum, ce minerai or argent d'Asie et de Nubie, couvre de foisonnantes arabesques une moitié de ton visage. Les effets moirés de tes longs cheveux en cascade enluminent et donnent à tes yeux un éclat mutin incomparable. 

Long cheveux qui exprimez la féminité la plus pure, vous savez le conciliabule d’une bouche chuchotant dans les méandres de vos boucles. Vous qui exprimez la douceur d’une caresse lorsque vous effleurez de vos pointes un visage aimé, vous savez l’écho des mots doux murmurés dans vos mèches. 

Il n’y a pas de meilleure armure contre les mauvais jours que le souvenir de ces émois passés dans tes ors pâles et tes reflets changeant, ensorcelante chevelure.


Divine

Poèmes — Posté par saillen @ 18:32

Caryatide au corps magnifiquement sculpté, tu soutiens le ciel de la passion comme le toit du palais d'un prince. Altière de grâce et de beauté, tu passes sur nos coeurs avec la légèreté d'une gitane.

Tu es sublime et vorace d'amour et de douceur. Ta beauté inaltérable répand sur les gens comme un halo d'enchantement et c'est un doux sortilège que de te regarder évoluer, sublime parmi tes rivales.

Toi seule es capable d'apprendre à la panthère et au chat l'art d'être de grands fauves et l'aimable façon de rentrer ses griffes quand il le faut. Mais le doute demeure et tu obliges quiconque veut te séduire à mille ingéniosités, dangereuse féline.


Un baiser

Poèmes — Posté par saillen @ 18:31

Sa chevelure châtain aux reflets de praline cascade en une unique et large boucle le long de son cou. Ses grands yeux vert émeraude évoquent la douceur la plus exquise et ses lèvres de porphyre, rouges et magmatiques, le désir brûlant et impérieux qui occupe ses esprits. 

La vague portée par sa bouche atteint son visage et lui porte une caresse.

Il est à sa merci, sans âme et sans adresse.


Dernier espoir

Poèmes — Posté par saillen @ 17:51

Elle est le dernier cadeau de la vie qu’on espère quand on a tout, l'ultime rêve convoité... 

Qu’est-ce qui lui ressemble si ce n’est la flamme, ce qui enflamme, fait vibrer, illumine, réconforte....comme le filament d’une ampoule chauffé à blanc, ce qui sauve de l’obscurité, du froid et de l’oubli… 

Mieux que les feux de la passion, elle est la chaleur de l'amour, la tiédeur des caresses langoureuses, des promesses énamourées, mourantes au creux d'un oreiller, tout ce qui fait pencher la balance du côté de la vie...  

Alors, d’un matin incertain, d’une aube chagrine, elle fait une promesse de bonheur. Elle parle fort, elle vitupère, elle allume de ses éclats de rire le vieux papier journal de votre vie, y faisant apparaître une flamme jaune, pâle et vacillante comme un nouveau-né et redonnant des couleurs à tout ce qui était gris.


Aller-retour

Poèmes — Posté par saillen @ 17:25

Elle disparaît comme une maladie…Vous vous croyez guéri mais vous n’êtes qu’un survivant parmi la dévastation, elle est là qui rôde en vous, elle a la mémoire de votre corps…

Vous pensez pouvoir soigner vos plaies et elle réapparaît comme la grêle avant les vendanges… Avant que les petites billes de glace ne cinglent les cieux et arrachent tout sur leur passage, son regard, vert comme le ciel, vous frappe comme on frappe un tambour.

Elle vous abandonne à votre désarroi, le cœur en panne et les sentiments en déroute et n’a pas un mot pour l’homme qui doute.


Ode à l'amour

Odes — Posté par saillen @ 16:12

Des secrètes métamorphoses de l'âme, on ne reconnaît que la paternité du temps, ce

serait oublier le principe féminin qui régit la source de toute chose et amène à la

naissance du sentiment. 

Le sentiment est l'enfant de l'aube et c'est toujours la première fois, dans ce sens qu'on

ne s'habitue jamais aux choses rares; la beauté est chose rare et l'aube le principe

féminin. C'est à chaque fois la première fois comme un nouveau jour qui s'engouffre dans

une chambre. C'est toujours la seule et l'unique fois car le passé comme la mort nous

rendent fidèles à nos souvenirs, chacun de nous y tient et personne ne les trahit jamais

que pour les embellir.

Le sentiment est l'enfant de l'aube et tout le reste n'est qu'enfance de l'art.


Encore là?

Poèmes — Posté par saillen @ 18:28

Elle aime comme elle mord,

Elle blesse.

Elle n’a aucun tort,

Pas d'laisse.

 

Le cœur elle dévore,

Belle pièce.

C’est un météore,

En liesse.

 

Mais disparaissez,

Quittez là.

Et vous verrez,

Elle sera là.

 

Car pour brûler,

Il faut du bois.

Et pour l'aimer,

Que l'on soit là.

 

 

 


Pourquoi?

Insolite — Posté par saillen @ 21:22

    

Faut-il donc que parmi tant de questions sondant l’obscurité du monde ce soit toujours la plus simple, la plus enfantine, qui en éclaire le mieux les contours.

  

Et pourquoi devenons-nous si vieux à tenter d’y répondre ?


Oser le dire

Général — Posté par saillen @ 21:18

 

Tu es comme une conversation intime entre l’Homme et la nature, et je ne comprends plus la fragile évidence qui distingue ma raison de ma passion pour toi.

                                                      

Tout en toi m’évoque le subtil équilibre dont je rêve depuis toujours : celui de l’amour et de la poésie, car si le premier semble demander raison devant ta folle inconvenance, le second m’affirme que c’est justement ta façon de vivre ta folie qui me séduit dans ses moindres effets et cette valse entre raison et instinct me trouble et me conforte intuitivement dans mon attirance pour toi.


Citations trouvées sur le Web

citations — Posté par saillen @ 20:57

"L'amour rend aveugle, le mariage fait recouvrer la vue".

 

"Contrairement à l'intelligence, la connerie n'a pas de limite".

 

 

"Un ami, c'est quelqu'un qui vous connaît bien et qui vous aime quand même".

 


Ode à ta beauté

Odes — Posté par saillen @ 20:45

Des sommets éthérés vers les creux les plus obscurs du monde, tout récite en secret ta chanson.  

Dans les moindres ruisseaux, de l'onde frémissante aux plus subtils soubresauts, tout vient

à murmurer l'ode à ta beauté.  

Des vaguelettes en cascade aux fracas de l'eau sur les rochers, la terre exulte et s'abîme.  

Ruisselant le long des pentes, l’écume révèle des trésors cachés comme autant de pierres

 précieuses, offertes par Vulcain, dieu du coeur et des choses enfouies.

 


Ode à l'amitié

Odes — Posté par saillen @ 22:53

Toi qui par la beauté des rêves au firmament te hisse,

Apprends qu’ici désormais un frère t’entend.

De l’anonymat de la toile a surgi l’esquisse

D’une amitié offerte à nos cœurs de géants. 

        

Affectueuse et grande comme le vide qu’elle enjambe,

Elle embellit ma vie, éloigne le mauvais sort.

Sur la mise du destin, elle gagne par quelques ambes,

De son masque de hasard, se moque bien des vieux ors.

               

A son visage grimaçant, elle balance quelques rimes

Pour que tout ce qui meure ne passe pas au-dessous,

Que des passions, les suivants puissent chanter l'hymne

Et à toi, la poésie, te faire les yeux doux.

           

 

 

Evolution tardive

Général — Posté par saillen @ 14:13

Dans le cristal de sa pensée, je n’ai vu qu’une amazone enfilant un tablier. 

Dans sa caverne de Vulcain, parmi les soupes et les potages, ma vision fût néolithique. 

Dix mille ans d’histoire de l’humanité faisait barrage devant moi quand je me surpris à me servir dans les plats avec les doigts. 

Elle m’a regardé avec un œil de cyclone 

Alors, comme une pierre très polie, j’entrepris de lui raconter ce que j’avais fait ces derniers millénaires.


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